Tout s’est éclairé depuis que j’ai compris que je suis TDAH

Je suis TDAH ! Il y a des moments charnières dans une vie. Des instants où, en quelques mots, tout prend sens.

Il y a eu un moment. Un mot. TDAH. Quatre lettres, un choc, une révélation.

Jusque-là, je pensais que c’était un terme réservé aux enfants agités qu’on recadre avec des emplois du temps colorés et des pilules. Je n’aurais jamais imaginé que ce mot là me concernait moi. Une femme adulte, hypersensible, ultra lucide… et pourtant épuisée, désorientée, débordée. Mais ce jour-là, tout est devenu clair. Le problème, ce n’était pas moi. C’était un mode de fonctionnement que je ne connaissais pas encore. Et ce que j’avais pris pour des failles… étaient juste des clés que je n’avais pas encore comprises. Et pour la première fois, je ne me suis plus sentie cassée. Je me suis sentie expliquée.

Ce mot là allait mettre en lumière toute une vie d’incompréhensions. Alors pour que tu comprennes, il faut que je te raconte depuis le début, ou plutôt, depuis le moment où j’ai commencé à ne plus comprendre le monde qui m’entourait.

Avant ça, il y avait le flou, l’épuisement… et les “trop”

Pendant des années, j’ai avancé comme j’ai pu : une femme pleine d’idées, d’intuition, de ressentis… mais aussi de contradictions. Je me sentais à la fois rapide et bloquée, sensible et épuisée, curieuse et perdue. J’étais “trop” : trop intense, trop émotive, trop dispersée. Et jamais vraiment “comme il faut”.

J’ai connu le burn-out, pas une fois, mais trois. A cela s’ajoute un divorce, mais aussi le fait d’avoir quitté un emploi alimentaire, essayé de rentrer dans des cases sans jamais m’y sentir à ma place. J’ai lu des livres, suivi des stages, cherché des réponses dans le développement personnel, la spiritualité…

Mais il manquait la pièce centrale du puzzle.

Quand tout semblait trop… ou pas assez.

woman putting her head down on the desk

Je me souviens très précisément de cette période charnière. C’était il y a un peu plus de 4 ans. Je venais de vivre mon troisième burn-out. J’étais à bout, vidée, paumée. J’avais passé des années à faire “ce qu’il faut” : un emploi stable, des collègues, des chefs, des objectifs, des efforts et toujours avec d’excellents résultats et les compliments de ma hiérarchie.

Et puis, un jour, ça n’a plus été possible. Pas par manque de volonté mais parce que mon corps et mon âme ont dit non. Je regardais autour de moi, au travail, dans la vie “normale”, et je me disais : “Mais comment font-ils pour fonctionner là-dedans ? Pourquoi est-ce que je n’y arrive pas sans me trahir ?” Des détails qui me sautaient aux yeux (et me faisaient vaciller). Il y avait ces moments… presque insignifiants pour d’autres, mais qui chez moi, faisaient l’effet d’un tremblement intérieur.

Ce quotidien qui me pesait de plus en plus

Comme ce chef qui, un jour, m’a regardée droit dans les yeux et m’a dit : Je ne t’emmènerai plus en réunion. Tu es incapable de mentir. Tes yeux trahissent ton âme. Comme si ma sincérité était une faiblesse, un problème ou un défaut à corriger. Alors que moi, je croyais que c’était une qualité. Ou cette DRH, visiblement agacée de me voir submergée qui m’a reproché de me noyer dans un verre d’eau, alors que je suffoquais sous une surcharge émotionnelle et mentale incomprise et que j’étais littéralement en train de me débattre pour ne pas couler.

anonymous woman walking in cold field

Parlons aussi du jour où cette collègue, si fière de son nouveau PC à clavier rétroéclairé m’a expliqué qu’elle allait pouvoir bosser dans son lit pendant que mon mari dormait. Moi, j’avais juste envie de pleurer. De fatigue, de saturation. De ne pas comprendre cet enthousiasme pour un outil qui l’enfonçait, à mes yeux, un peu plus dans l’oubli d’elle-même et de son couple…

Et puis il y a eu ce directeur. Charismatique, brillant et charmant. Il savait exactement quoi dire pour me toucher. Il semblait me comprendre. Je me sentais vue et légitime, enfin. J’ai vraiment cru avoir trouvé ma place et le rêve a duré quelques années jusqu’à la crise de COVID en 2020 et ce jour où j’ai compris qu’il avait simplement appris à dire ce que les gens voulaient entendre. Il n’en avait, en réalité, rien à faire de nous, de nos problèmes, seule son entreprise trouvait grâce à ses yeux.

Alors j’ai pris une décision : créer mon propre espace

Je ne savais pas exactement ce que je voulais faire, ni comment. Mais je savais ce que je ne voulais plus : me trahir. Me forcer. Me nier.

Alors j’ai quitté ce monde-là, celui des masques, des faux-semblants, des codes que je n’arrivais pas à suivre.

Et j’ai créé L’Envolée des Chrysalides.

Un nom qui disait déjà tout : la transformation, la mue, le droit d’être fragile et forte à la fois.

Formée à la sophrologie intégrative (Training autogène de Schultz) et praticienne en Reiki niveau 3, j’ai commencé à accompagner des femmes comme moi, intuitivement, avec mes ressentis, mes outils, mon vécu. Et ça fonctionnait. Je sentais que j’étais à ma place.

Mais quelque chose restait flou.

Un petit doute. Une sensation de ne pas tout comprendre, même dans ma propre histoire.

Et puis un jour, le mot est tombé : TDAH

C’était il y a quelques mois. Un rdv avec une orthopédagogue rencontrée par l’intermédiaire d’une personne que j’accompagne. Je savais depuis l’âge de 8 ans que j’étais sans doute HPI mais du fait de cette incompréhension du monde qui m’entourait, je n’arrivais pas à comprendre pourquoi j’avais tant de difficultés sur le plan professionnel pour trouver ma place.

TDAH-HPI

Cette femme, spécialisée dans le dépistage des troubles neuro-atypiques, a su trouver le mot juste, m’expliquer comment le TDAH inhibait le HPI si je puis dire ainsi. Pardon à tous les psy qui me liront en rigolant parce que je suis trop clichée et que le TDAH est un phénomène de mode. C’est sans doute vrai, mais moi, cette approche me parle et surtout m’éclaire.

Depuis toujours mon quotidien c’était :

  • Commencer mille choses, finir peu
  • Avoir l’esprit qui court sans arrêt
  • Une hypersensibilité émotionnelle à fleur de peau qu’on m’a souvent reprochée comment étant « trop fragile »
  • Une difficulté à structurer, à prioriser, à me poser
  • Une notion d’intégrité souvent poussée à l’extrême : toujours faire bien , faire juste… Surtout ne pas désobéir…
  • Une fatigue permanente de devoir “tenir le coup” dans un monde qui va autrement.

Tout devenait cohérent parce que j’ai reconnu :

  • Ma façon de penser qui part dans tous les sens
  • Ma difficulté à prioriser, à structurer
  • Mon besoin de sens
  • Ma sensation d’être “trop” et “en décalage” en permanence
  • Mon besoin de stimulation,
  • Mes phases d’hyperactivité mentale suivies d’un grand vide,
  • Mes hypersensibilités émotionnelles que je croyais exagérées
  • Mes crises de culpabilité à force de m’éparpiller…

Et tout s’’’est éclairé. Absolument tout.

En fait, le TDAH c’était mon fonctionnement, depuis toujours. Sauf que je l’avais camouflé. Je compensais en permanence. Ce jour-là, j’ai arrêté de me réparer. J’ai commencé à me reconnaître. Et là, tout a basculé (mais doucement)

Je n’ai pas tout changé d’un coup. Mais j’ai changé de regard. Sur moi, sur mes clientes et aussi sur ma mission. Je me suis autorisée à accompagner autrement, plus en conscience. Et j’ai commencé à parler à celles qui me ressemblent.

Les femmes atypiques. Les femmes HPI, TDAH, hypersensibles, celles qui ne rentrent dans aucune boite. Celles qui se sentent trop, pas assez, ou à côté de leur vie. Celles qui veulent se libérer sans se violenter.

Aujourd’hui

woman sitting on a couch

Aujourd’hui, je continue d’accompagner des femmes atypiques, sensibles, puissantes et fatiguées de se juger, des femmes qui très souvent se sentent incomprises. HPI, TDAH, hypersensibles, souvent non diagnostiquées. Des femmes qui se sentent trop… ou pas assez. Des femmes qui veulent se retrouver sans se trahir.

Je les aide à poser leurs valises intérieures, à reprendre contact avec leur rythme, leurs besoins, leurs désirs profonds sans culpabiliser et en retrouvant confiance en elles. Je les accompagne avec écoute, intuition, outils énergétiques et symboliques, et surtout avec une immense douceur.

Mais avec cette certitude tranquille : Je ne suis pas une imposture. Je suis une femme atypique qui a appris à se comprendre. Et maintenant, je transmets ce chemin. Je ne promets pas des miracles. Je propose un espace. Un miroir. Un cocon. Un tremplin.

Et si tu te reconnais ?

Si mon histoire résonne pour toi, ce n’est sans doute pas un hasard. Tu es peut-être au bord de ta propre révélation. TDAH ou pas, peu importe…

Cette révélation, tu n’as pas à y aller seule. Je suis là pour t’accompagner avec bienveillance, structure et humanité. Non pas pour te corriger. Mais pour t’aider à déployer ce que tu es déjà.

Bienvenue dans l’envolée !

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